SPDG
CLUB DES UTILISATEURS
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dernière mise à jour : 17 décembre 2003
 

Compte-rendu résumé de la table ronde du 19.11.2003 au SMCL

UN FICHIER DE VOIES ET ADRESSES UNIQUE ET A JOUR SUR INTERNET,
C'EST POUR QUAND ?

Les adhérents peuvent avoir accès aux présentations power-point complètes
ainsi qu'au compte-rendu détaillé (mot de passe demandé)

Position du SPDG et de l'AFIGéO

Malgré les efforts importants de rationalisation amorcés par les grandes agglomérations et communes pour une gestion rigoureuse et efficace des fichiers d'adresses, et la démarche de certaines administrations comme le Ministère des finances (projet Copernic), le blocage persiste sur le point qui est la source de gaspillage la plus lourde : la redondance des fichiers d'adresses dans les organismes publics. Pour agir efficacement sur ce point, il faut disposer d'un fichier fiable, exhaustif et mis à jour en temps réel, mais basique (les adresses voies et numéros) et extensible (les données métiers apportées par chacun).
Aucune perspective concrète d'un maître d'ouvrage unique de ces fichiers n'est encore ouverte et ce malgré les efforts de l'ADAE. Le gaspillage des deniers publics, dans ce domaine, semble peu émouvoir. Le secteur privé subit les mêmes contraintes et gaspillages que le secteur public et pour les mêmes raisons.
La "composante adresse du RGE" ne répond pas du tout à cette problématique. L'IGN semble la concevoir comme une simple amélioration de Géoroute (couverture nationale, précision accrue, passage au numéro à une date indéterminée…) comme outil de géocodage.
Cette vision est très statique : mise à jour annuelle, pas de gestion du flux de données (nouvelles adresses), pas de gestion des anomalies (adresses fictives ou oubliées, erreurs de nom ou de localisation etc.).
Le produit Hexavia de la Poste ne semble pas non plus faire l'unanimité des utilisateurs en dehors de l'usage postal strict, notamment parce qu'il est déconnecté du fichier FANTOIR qui semble aujourd'hui une meilleure référence dans les communes et facilite le lien avec les identifiants parcellaires.
La question est donc posée d'améliorer le cadre législatif et réglementaire pour que soit désigné un maître d'ouvrage unique, qu'il y ait par exemple aussi, en dehors de Paris, une obligation de nommer et de numéroter les voies et d'en avertir sans délai l'administration en charge de gérer ce fichier et de le diffuser.
La présentation des services de secours a montré que tout défaut de ce fichier peut coûter des vies humaines. Il s'agit donc ici d'un impératif absolu et la gestion en temps réel des fichiers et cartes des adresses fait partie de la mission des pompiers. De même tous les services publics et privés ont les mêmes besoins. Des coopérations sont possibles entre les différentes parties prenantes mais, faute d'une volonté politique importante, chacun des utilisateurs a tendance à agir indépendamment des autres. Néanmoins, tous les orateurs ont exprimé leur souhait de coopération avec d'autres acteurs.

Capitaine Jean-Luc Rubod,
Brigade des sapeurs pompiers de Paris

La BSPP est compétente sur Paris et la petite couronne (plus de 6M habitants), y compris les aéroports d'Orly et de Roissy. Le centre opérationnel centralise les appels au 18 et au 112 et commande les interventions. 1200 appels par jour. Nécessité de localiser précisément l'appel en moins d'une minute (en moyenne) : une fiche d'intervention est remplie à partir du fichier de voies et d'adresses (impossible d'entrer une adresse inconnue dans la procédure standard).
Ce fichier est produit à partir du plan parcellaire APUR, mis à jour en temps réel, à partir des signalements des communes (voies nouvelles, numéros) ainsi que des personnels sur le terrain (détection des faits nouveaux). Les voies et adresses sont complétées par les données métiers (hydrants, établissements à risques, établissements…).
Ce fichier est congruent avec le plan parcellaire à grande échelle qui est mis à la disposition des centres de secours (un plan par véhicule, y compris pour les centres de secours voisins, susceptibles d'intervenir en renfort).
En plus des adresses postales, la BSPP a besoin des adresses sur les autoroutes (bornes d'appels et PR), sur les voies navigables (PK) et sur les aéroports (" points zoulous " plus carroyage aéroportuaire)
La fraîcheur des données est essentielle. Elle est assurée par la compilation en continu de toutes les sources. Le SIG permet une grande réactivité. Il s'agit de gérer des flux de données.

Claude Toussaint,
EDF-GDF

On trouve des adresses dans plusieurs applications : cela pose des problèmes de fiabilité et de compatibilité. Le besoin d'un référentiel partagé par les applications est reconnu, mais sa réalisation en interne est hors de portée. D'où les espoirs mis sur la réalisation d'un référentiel public.
En attendant, dans le cadre de l'application Mercator en cours de mise en place, l'ensemble des adresses utilisées est récupéré. Il reste à les normaliser (absence de norme). Cela passe par l'utilisation d'un fichier de référence construit à partir de FANTOIR, de Géoroute et du RIL (pas Hexavia dont la pérennité n'est pas garantie).
Le besoin d'adresses fiables ne cesse de grandir à EDF-GDF.

Frédéric Giraud,
(Le Grand Lyon)

Le Grand Lyon a commencé par un fichier alpha des voies, puis a réalisé la BD Ariane (voies, adresses, lieux…+ graphe). Tous les numéros sont localisés précisément.
Ce référentiel est partagé par toutes les applications. Il est interdit de créer, pour une application particulière, d'autres voies. En revanche les données du référentiel peuvent être enrichies de données métiers propres à chaque application.

Madame Danjou,
ADAE
(Agence pour le Développement de l'Administration Electronique, rattachée au Premier ministre)

L'ADAE vient de créer un groupe de travail sur la gestion des adresses dans les applications des services de l'Etat. Le CNIG y participe. L'objectif est de définir d'ici fin 2003 une norme de présentation des adresses afin d'en faciliter l'échange. Il n'est pas question de construire un référentiel commun (chaque ministère gérant déjà de nombreux fichiers d'adresses : voir EDF-GDF).
Par ailleurs l'ADAE travaille en vue d'ouvrir en 2004, dans le cadre du portail service-public.fr, un service pour gérer les changements d'adresses. Ce service permettra d'enregistrer les changements et de les communiquer à la Poste et au fisc (en solution de base) et à d'autres (comme la CAF) de manière optionnelle (au choix du client). Cela évitera de se déplacer à la Poste, mais ne permettra pas de faire suivre le courrier (service payant de la Poste). Il reste à déterminer l'usage de ces données (la Poste vend ses fichiers de changements d'adresses).
Ce service Internet sera accessible aussi sur des bornes d'accès Internet à l'étude pour les mairies et pour certaines administrations.
L'ADAE souhaite disposer d'un référentiel adresses afin de contrôler la validité des adresses saisies. Ce souhait n'est assorti d'aucune action concrète ou proposition pour le réaliser.

Echanges avec la salle

François Salgé a donné quelques indications sur les suites données au groupe de travail adresses du CNIG.
- pour le fichier unique des adresses non géoréférencées, aucune décision n'est prise à ce jour
- pour le géoréférencement des adresses, l'IGN travaille à localiser les données de FANTOIR (avec Géoroute) et celles du fichier des propriétés bâties (grâce aux références cadastrales qui renvoient au plan cadastral : centroïdes des parcelles…).
Robert Baucher, qui gère à l'IGN la délégation de service public, indique que l'IGN travaille à préciser les spécifications du CNIG. Une première étape de géoréférencement s'appuiera sur la composante Topo du RGE (en fait Géoroute), qui n'est disponible aujourd'hui que sur la moitié du territoire. IGN passera ensuite des tronçons bornés à la gestion de chaque numéro.