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Compte-rendu résumé de la table ronde du 19.11.2003
au SMCL
UN
FICHIER DE VOIES ET ADRESSES UNIQUE ET A JOUR SUR INTERNET,
C'EST POUR QUAND ?
Les
adhérents peuvent avoir accès aux présentations
power-point complètes
ainsi qu'au compte-rendu
détaillé (mot de passe demandé)
Position
du SPDG et de l'AFIGéO
Malgré
les efforts importants de rationalisation amorcés par les
grandes agglomérations et communes pour une gestion rigoureuse
et efficace des fichiers d'adresses, et la démarche de certaines
administrations comme le Ministère des finances (projet Copernic),
le blocage persiste sur le point qui est la source de gaspillage
la plus lourde : la redondance des fichiers d'adresses dans les
organismes publics. Pour agir efficacement sur ce point, il faut
disposer d'un fichier fiable, exhaustif et mis à jour en
temps réel, mais basique (les adresses voies et numéros)
et extensible (les données métiers apportées
par chacun).
Aucune perspective concrète d'un maître d'ouvrage unique
de ces fichiers n'est encore ouverte et ce malgré les efforts
de l'ADAE. Le gaspillage des deniers publics, dans ce domaine, semble
peu émouvoir. Le secteur privé subit les mêmes
contraintes et gaspillages que le secteur public et pour les mêmes
raisons.
La "composante adresse du RGE" ne répond pas du
tout à cette problématique. L'IGN semble la concevoir
comme une simple amélioration de Géoroute (couverture
nationale, précision accrue, passage au numéro à
une date indéterminée
) comme outil de géocodage.
Cette vision est très statique : mise à jour annuelle,
pas de gestion du flux de données (nouvelles adresses), pas
de gestion des anomalies (adresses fictives ou oubliées,
erreurs de nom ou de localisation etc.).
Le produit Hexavia de la Poste ne semble pas non plus faire l'unanimité
des utilisateurs en dehors de l'usage postal strict, notamment parce
qu'il est déconnecté du fichier FANTOIR qui semble
aujourd'hui une meilleure référence dans les communes
et facilite le lien avec les identifiants parcellaires.
La question est donc posée d'améliorer le cadre législatif
et réglementaire pour que soit désigné un maître
d'ouvrage unique, qu'il y ait par exemple aussi, en dehors de Paris,
une obligation de nommer et de numéroter les voies et d'en
avertir sans délai l'administration en charge de gérer
ce fichier et de le diffuser.
La présentation des services de secours a montré que
tout défaut de ce fichier peut coûter des vies humaines.
Il s'agit donc ici d'un impératif absolu et la gestion en
temps réel des fichiers et cartes des adresses fait partie
de la mission des pompiers. De même tous les services publics
et privés ont les mêmes besoins. Des coopérations
sont possibles entre les différentes parties prenantes mais,
faute d'une volonté politique importante, chacun des utilisateurs
a tendance à agir indépendamment des autres. Néanmoins,
tous les orateurs ont exprimé leur souhait de coopération
avec d'autres acteurs.
Capitaine
Jean-Luc Rubod,
Brigade des sapeurs pompiers de Paris
La BSPP est
compétente sur Paris et la petite couronne (plus de 6M habitants),
y compris les aéroports d'Orly et de Roissy. Le centre opérationnel
centralise les appels au 18 et au 112 et commande les interventions.
1200 appels par jour. Nécessité de localiser précisément
l'appel en moins d'une minute (en moyenne) : une fiche d'intervention
est remplie à partir du fichier de voies et d'adresses (impossible
d'entrer une adresse inconnue dans la procédure standard).
Ce fichier est produit à partir du plan parcellaire APUR,
mis à jour en temps réel, à partir des signalements
des communes (voies nouvelles, numéros) ainsi que des personnels
sur le terrain (détection des faits nouveaux). Les voies
et adresses sont complétées par les données
métiers (hydrants, établissements à risques,
établissements
).
Ce fichier est congruent avec le plan parcellaire à grande
échelle qui est mis à la disposition des centres de
secours (un plan par véhicule, y compris pour les centres
de secours voisins, susceptibles d'intervenir en renfort).
En plus des adresses postales, la BSPP a besoin des adresses sur
les autoroutes (bornes d'appels et PR), sur les voies navigables
(PK) et sur les aéroports (" points zoulous " plus
carroyage aéroportuaire)
La fraîcheur des données est essentielle. Elle est
assurée par la compilation en continu de toutes les sources.
Le SIG permet une grande réactivité. Il s'agit de
gérer des flux de données.
Claude
Toussaint,
EDF-GDF
On trouve des
adresses dans plusieurs applications : cela pose des problèmes
de fiabilité et de compatibilité. Le besoin d'un référentiel
partagé par les applications est reconnu, mais sa réalisation
en interne est hors de portée. D'où les espoirs mis
sur la réalisation d'un référentiel public.
En attendant, dans le cadre de l'application Mercator en cours de
mise en place, l'ensemble des adresses utilisées est récupéré.
Il reste à les normaliser (absence de norme). Cela passe
par l'utilisation d'un fichier de référence construit
à partir de FANTOIR, de Géoroute et du RIL (pas Hexavia
dont la pérennité n'est pas garantie).
Le besoin d'adresses fiables ne cesse de grandir à EDF-GDF.
Frédéric Giraud,
(Le Grand Lyon)
Le Grand Lyon
a commencé par un fichier alpha des voies, puis a réalisé
la BD Ariane (voies, adresses, lieux
+ graphe). Tous les numéros
sont localisés précisément.
Ce référentiel est partagé par toutes les applications.
Il est interdit de créer, pour une application particulière,
d'autres voies. En revanche les données du référentiel
peuvent être enrichies de données métiers propres
à chaque application.
Madame
Danjou,
ADAE
(Agence pour le Développement de l'Administration Electronique,
rattachée au Premier ministre)
L'ADAE vient
de créer un groupe de travail sur la gestion des adresses
dans les applications des services de l'Etat. Le CNIG y participe.
L'objectif est de définir d'ici fin 2003 une norme de présentation
des adresses afin d'en faciliter l'échange. Il n'est pas
question de construire un référentiel commun (chaque
ministère gérant déjà de nombreux fichiers
d'adresses : voir EDF-GDF).
Par ailleurs l'ADAE travaille en vue d'ouvrir en 2004, dans le cadre
du portail service-public.fr, un service pour gérer les changements
d'adresses. Ce service permettra d'enregistrer les changements et
de les communiquer à la Poste et au fisc (en solution de
base) et à d'autres (comme la CAF) de manière optionnelle
(au choix du client). Cela évitera de se déplacer
à la Poste, mais ne permettra pas de faire suivre le courrier
(service payant de la Poste). Il reste à déterminer
l'usage de ces données (la Poste vend ses fichiers de changements
d'adresses).
Ce service Internet sera accessible aussi sur des bornes d'accès
Internet à l'étude pour les mairies et pour certaines
administrations.
L'ADAE souhaite disposer d'un référentiel adresses
afin de contrôler la validité des adresses saisies.
Ce souhait n'est assorti d'aucune action concrète ou proposition
pour le réaliser.
Echanges
avec la salle
François
Salgé a donné quelques indications sur les suites
données au groupe de travail adresses du CNIG.
- pour le fichier unique des adresses non géoréférencées,
aucune décision n'est prise à ce jour
- pour le géoréférencement des adresses, l'IGN
travaille à localiser les données de FANTOIR (avec
Géoroute) et celles du fichier des propriétés
bâties (grâce aux références cadastrales
qui renvoient au plan cadastral : centroïdes des parcelles
).
Robert Baucher, qui gère à l'IGN la délégation
de service public, indique que l'IGN travaille à préciser
les spécifications du CNIG. Une première étape
de géoréférencement s'appuiera sur la composante
Topo du RGE (en fait Géoroute), qui n'est disponible aujourd'hui
que sur la moitié du territoire. IGN passera ensuite des
tronçons bornés à la gestion de chaque numéro.
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