Quatre réponses évoquent en outre d’autres fournisseurs de données : Michelin, Blay-Foldex, INSEE, BRGM, INRIA, Inventaire Forestier National, Bibliothèque Nationale de France, MELT (statistiques des transports).
Nombre de réponses à l’enquête :
27
Classement des répondeurs :
- sociétés et professionnels privés : 12,
- enseignement et recherche : 7 dont 1 franco-suisse,
- association : 1,
- particuliers : 4 dont un canadien,
- administrations : Etat : 2 – Collectivité territoriale : 1.
Classement selon les points abordés dans les contenus
:
- qualité : 8
- copyright : 8
- prix : 16
- commercial : 5
- délai : 3
- couverture : 7
- accès : 5
Figurent ci-aprés des extraits des réponses en tenant compte des points abordés.
QUALITE :
- erreurs sur des documents officiels d’accompagnement : coordonnées fiduciaires fausses dans un certificat de calibration ; principal point de symétrie non indiqué ; certificats officiels ne contenant que la moitié des informations.
- Scan 25 : géoréférencement douteux.
- Dernière mise à jour des cartes 1/25 000, 2436 ouest et est et 2437 ouest et est datant de 1982, soit 18 ans.
- Le papier des Top 25 se déchire très rapidement aux pliures.
- BD Topo : la topologie est pleine de surprises et d’erreurs ; il n’y a pas de règles logiques de connexion.
- Certaines cartes d’Afrique, éditées par l’IGN, n’ont pas d’informations techniques de types " ellipsoïde et projection ".
- La base de données des limites communales est truffée d’erreurs : la Corse est située près de Nice ; des polygones ne sont pas fermés : ces erreurs nécessitent une semaine de nettoyage.
- La base de données hydrauliques " BD Hydro " présente des disparitions des cours d’eau dans les villes. Les mises à jour sont faites sans contrôle qualité.
- Seules les cartes 1/25 000 et 1/50 000 sont utilisables par les professionnels des SIG ; les autres échelles sont des cartes à touristes.
- Très gênant en géomarketing, dans les zones industrielles et les grands ensembles immobiliers, en particulier dans le Sud de la France, adresses souvent renseignées avec le nom du bâtiment et pas avec la voie.
- L'état de la géométrie des cartes Iris n'est pas clair, d'autant que les zones ne correspondent pas aux territoires Géoroute.
- Impossibilité d'obtenir les cartes toutes prêtes ou les fichiers descriptifs des découpages électoraux, syndicats départementaux et communaux divers qui permettraient d'effectuer des regroupements de communes ou d'Iris
COPYRIGHT :
- licences monopostes non adaptées à l’exploitation dans le cadre d’un système d’information géographique ( SIG ) de collectivité ou tout simplement en réseau dans un service.
- bien gênant pour des cartes anciennes non mises à jour.
- ne permet qu’un seul poste d’exploitation.
- l’IGN s’octroie des droits d’auteur sur la trace des limites des communes.
- Obligation dans les contrats de mettre un lien vers le site internet IGN dès que l’on utilise les produits IGN sur le Web.
- BD Topo et Ortophotos sont assorties de droits d’usage trop limités.
- Les CETE ont acquis des droits d’usage de données IGN qui aboutissent à un blocage complet de fait de l’utilisation de ces données.
- Michelin et Blay-Foldex ont très étroitement suivi la politique restrictive de l’IGN en matière de droits d’usage pour l’utilisation en numérique des cartes papier. Plus l’IGN était dur avec les " civils ", plus la cartographie numérique s’éloignait des utilisateurs opérationnels français.
PRIX :
- BD Topo d’une ville moyenne : trop chère ( 326 kF ) par rapport
aux services qu’elle rend et au délai de livraison, ( 2 ans et demi
).
- BD Topo et Orthophoto : mise à jour tous les 3 ans non réalisée
à cause du coût trop élevé et des droits d’usage
trop limités.
- Orthophoto : le coût extrêmement élevé est
un frein au développement de nos recherches.
- BD Topo de La Réunion : prix très élevés.
- BD Carto : trop cher.
- Cartes série bleue : le coût des droits de numérisation
est actuellement prohibitif : le tarif public est le suivant : avant
le 1ier octobre 1995 : 750 F HT
après le 1ier octobre 1995 : 4800 F HT,
soit pour un département comme le Finistère où 30 cartes
sont nécessaires :
avant le 1ier octobre 1995 : 24 000 F HT
après : 153 600 F HT.
Ces chiffres se passent de commentaire.
- Géoroute trop chère pour le géomarketing.
Intérêt de disposer d'une version allégée de certaines
informations, l'essentiel étant la précision du géocodage,
donc le maximum de bornes, plus les limites Iris. Un prix de 100 kF semblerait
convenir pour les grandes sociétés mais exclurait les moyennes.
Pour ces dernières, la fourniture des résultats sur papier ou
fichier Bitmap serait viable avec une redevance de qq dizaines de F / carte.
L'écart de rémunération du revendeur (25 à 47
%) ne permet pas la compétitivité des petits.
Droits de reproduction électronique IGN 500 kF pour France seule,
Navtech 1 MF pour l'Europe entière.
- données INSEE recensement 99 totalement prohibitives
Contours Iris 2000 à 51 000 F sans possibilité de géocoder
en l'absence de Géoroute ou de Replic, non encore coté.
Les droits de mise à disposition de la base, > 400 000 F, pour
avoir simplement l'accès aux données éliminent les petits
cabinets d'études.
La carte Iris devrait être proposée en option par l'IGN avec
Géoroute et avec le Fla.
COMMERCIAL :
- désorganisation chronique des comptoirs de vente à l’IGN :
disparition des plans de vol, photos absentes ou mal classées, disparition
des bons de commande.
- Pas de réponse à une question posée par Internet.
- BD Carto : pas de prix public pour la France entière ;
l’IGN veut pouvoir négocier ses tarifs au coup par coup, sans indication
de barème au départ.
- dans le " que sais-je " de chez PUF, il n’y a pas de photographies
aériennes en provenance de l’IGN car, contrairement à Spot et
à Eurimage ( Landsat ), les services commerciaux de l’IGN voulaient
être payés pour cette présentation de leur travail.
- La politique des prix est très favorable pour les services de l’Etat
avec des remises pour des achats groupés d’organismes qui n’ont rien
à voir ensemble sur le plan juridique.
DELAI :
- 8 semaines pour une couverture de la région Centre contre 4 notifiées.
- 2 ans et demi pour la BD Topo d’une ville moyenne.
PROJETS AVORTES :
Il est signalé nombre de projets abandonnés ou non réalisés
en raison du coût des données, dans l'absolu ou non adapté
à des applications de faible étendue, de l'absence de couverture
nationale, de contraintes d'affichage ou de restrictions d'usage, absence de
géoréférencement des centroïdes des communes :
- outils cohérents de prévention des incendies,
- cartographie Internet en matière dans les domaines de l'immobilier,
du tourisme et de l'environnement,
- recherche environnementale,
- fonctionnement de bureaux d'études,
- projets d'aménagement foncier localisés,
- projet Info 2000 de programme de cartographie interactive Internet pour
préparation de voyages à thèmes, en Europe,
- études et travaux dirigés dans des établissements d'enseignement,
- usage simple et cohérent du GPS en matière de loisirs et de
sécurité,
- organisation de voyages,
- utilisation journalistique des contours communaux,
- utilisation cohérente en réseau ou en Intranet,
- usages privés ou par des amateurs.
CONCURRENCE :
Il est dénoncé des pratiques de concurrence déloyale,
en particulier de dumping, de la part d'IGN Conseil.
A l'inverse, plusieurs réponses signalent l'existence de données
concurrentes, d'accès libre et peu onéreux, en provenance des
Etats-Unis.